Les grandes sagas littéraires adaptées à l’écran

L’adaptation littéraire au cinéma n’est en rien une nouveauté. Mais ces dernières années, les succès de sagas ont entraîné de véritables phénomènes de société. JK Rowling, l’auteur qui a imaginé tout l’univers d’Harry Potter, a reçu une distinction honorifique de la reine d’Angleterre en 2000, puis du Président français en 2009. Un fait qui illustre le phénomène qu’a représenté la sortie des livres retraçant l’adolescence du jeune sorcier, vendu à 400 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Des héros qui tombent dans le patrimoine culturel public, des millions de ventes dans le monde, des fans toutes catégories d’âges et de sexes confondus, des produits dérivés les plus diversifiés possible, tels sont les points communs des grands succès en librairie qui sont devenus des adaptations sur écran.

A travers chacune de ses réussites, il apparaît que l’on retrouve des ingrédients clés qui ont probablement contribué au succès des ventes et à l’engouement du public.

crédit photo: www.filmsfix.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.Un succès en librairie

Pour devenir une série télé ou une série de films, la première condition est sans doute la réalisation de ventes exceptionnelles en librairie. Si Harry Potter s’impose comme le leader sur ce point, la série de livres de l’auteur mormone Stephenie Meyer, Twilight, s’est vendue à 85 millions d’exemplaires dans le monde entier. Dernièrement, la série de livres d’aventures sortie en 2009, The Hunger Games s’est vendue à 16 millions d’exemplaires. George R.R Martin a vendu plus de 10 millions de livres de la saga Game of Thrones. Le succès phénoménal du Seigneur des anneaux de J.R.R Tolkien, a conduit à l’adaptation au cinéma de trois films du réalisateur néo-zélandais Peter Jackson. Rappelons que le livre s’est vendu, depuis sa sortie en 1954, à plus de 150 millions d’exemplaires. Aujourd’hui, c’est le livre Bilbo Le Hobbit du même auteur, dont les ventes ont dépassé 100 millions d’exemplaires, qui devient un film qui sortira en France le 12 décembre.

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2. Un univers fantasque

Il est vrai qu’un bon nombre de livres reproduits sur écran sont tirés d’heroic fantasy, un genre littéraire fantastique qui crée un univers au complet avec des codes et caractéristiques spécifiques. Mais pour autant, tous ces livres ne sont pas nécessairement issus de littérature fantastique médiévale.

Ce que l’on retrouve essentiellement dans ses succès littéraires, c’est la création d’un environnement original, un cadre complètement dépaysant. Un univers où l’action se déroule dans des royaumes et pays imaginaires, des langues créées de toutes pièces (le fourchelang dans Harry Potter, et le dothraki dans Game of Thrones). Des mythes et légendes populaires sont revisités et étoffés par d’autres mythes inventés pour l’occasion. Les livres de Charlaine Harris, La Communauté du Sud (devenue True Blood à la TV), parlent de vampires, de loups garous, mais aussi de fées. Les livres de Tolkien abordent le monde des elfes, des nains, des humains, des mages et des orques. Même quand la scène a lieu dans un univers plus « normal », il y a souvent la reprise d’un thème récurrent dans l’imaginaire public. The Hunger Games est une histoire qui a lieu dans une Amérique post-apocalyptique qui évoque fortement la Rome Antique. Le livre puis le film permet au public de découvrir l’interprétation et la vision des auteurs sur un monde où la morale et les codes de la société telles que nous les connaissons n’existent plus. Récemment, le succès des livres de l’auteur anglaise E.L James Fifty Shades of Grey a ramené le thème de l’initiation entre élève et professeur au premier plan.

3.La défense d’une cause noble

crédit photo: http://lci.tf1.fr

On pourrait croire que ces sagas ont pour but ultime de nous fournir une quantité d’histoires imaginées dans le but unique de nous divertir. La réalité est tout autre. On retrouve toujours au centre de l’intrigue dans ses réussites littéraires et cinématographiques, la défense et la lutte de causes pour des motifs nobles.

Ainsi, on voit des protagonistes se battre au nom de l’amour. Dans The Vampire Diaries, les deux frères Salvatore se battent pour sauver en de multiples occasions la fille qu’ils aiment.

C’est un but que l’on retrouve dans ces histoires et auquel s’ajoute la notion de sacrifice. Il peut s’agir aussi de sauver les siens. Dans The Hunger Games, l’héroïne principale part, à la place de sa sœur cadette, dans une quête ultime pour la survie de son clan. Les héros et héroïnes peuvent aussi chercher à retrouver l’honneur perdu comme dans Game of Thrones, où la guerre entre les clans est déclarée pour ce motif.

4.Des héros humains… mais pas trop !

Ce qui fait la particularité de la plupart de ces séries et explique sans doute leur triomphe, c’est aussi la présence d’anti héros qui viennent ajouter à l’adhésion du public. Certes les personnages principaux ont des qualités reconnaissables de témérité, ou encore de bonté. Mais, certains personnages renforcent, par leurs faiblesses, le sentiment que derrière la  personne la plus ordinaire qui soit se cache une source d’héroïsme inconnue. L’acteur Peter Dinklage qui joue Tyrion, le frère nain de la reine dans Game of Thrones, a remporté l’Emmy Award du meilleur acteur secondaire et le Golden Globe du meilleur acteur secondaire, tant sa performance a plu. Jason Stackhouse, le frère aîné de Sookie Stackhouse dans True Blood, est un jeune homme un peu limité d’esprit qui se révèle avoir une intelligence émotionnelle digne d’un héros. Ainsi, son personnage, en gagnant la faveur du public, va prendre plus d’ampleur au fil des saisons. Ce sont ces personnages qui au final, cristallisent l’engouement du public en étant la preuve que même les imperfections peuvent conduire à agir pour le bien en général.

- Myriam Mody-

Kelkoo France

 

 

 

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