Quand le cinéma donne le goût du voyage

Et si le cinéma, en plus de faire réfléchir, de susciter débats et polémiques, de divertir… donnait l’envie de voyager ? Combien d’entre nous se seront pris de passion pour telle ou telle destination juste après avoir vu leur acteur favori batifoler sur une plage, ou commander un cocktail dans un bar « trendy » londonien ? On ne compte plus les touristes qui viennent faire un tour à Paris pour voir « Le café des 2 Moulins » de la fameuse Amélie Poulain, ou des plus grands noms de la restauration parisienne comme le Ritz ou l’Hôtel Costes qui servent de lieu de tournage pour de nombreux films. Les films conditionnent notre imaginaire et nous donnent l’impression familière de connaitre ces endroits qui se gravent dans notre inconscient à force de répétions visuelles, comme ce peut être le cas avec New-York (cf. New York City, capitale mondiale). Petit tour des films en forme d’invitations au voyage.

Le voyage de jeunesse initiatique

Maya Bay - Ko Phi Phi Le Krabi (Set du film "The Beach") - Crédit photo : Bilal MiRza

Envie de tout quitter, de vous confronter à un environnement complètement différent, de perdre vos repères ou de vous retrouver seul au monde… Je ne sais pas d’ailleurs si le film éponyme avec Tom Hanks vous a vraiment donné envie de voyager, mais à l’inverse le film The Beach a certainement déclenché des envies d’exotisme thaïlandais. Les deux îles de Koh Phi Phi ont de quoi faire rêver avec leur lagon et leur eau turquoise. Même si le bouquin vaut bien mieux que le film, que la Fox a paraît-il endommagé l’île, et que le tsunami de 2004 n’a pas arrangé les choses, les paysages magnifiques de ce film continuent néanmoins de faire rêver  (pour vous y rendre, Phuket est l’aéroport international le plus proche).

Dans un registre similaire, tout en étant considérablement différent, le jeune public français a certainement été fortement influencé par le film L’Auberge espagnole. Ce film, qui se veut un film européen relatant un phénomène de migrations estudiantines (Erasmus), a probablement de lui-même contribué fortement au phénomène. Encore une fois le rapport de la réalité à la fiction semble valoir dans les deux sens. Combien de jeunes sont par la suite partis à Barcelone, contribuant à en faire l’une des destinations favorites des jeunes Français. L’Auberge espagnole est un  film à la fois sur la vie dans une autre culture et la cohabitation dans une communauté européenne plutôt chaotique regroupée dans un appartement.

La crise libertaire ou le retour aux sources

Qui n’a jamais eu envie un jour de tout quitter, de partir en mode sac à dos, de revenir à un état plus naturel ou simplement de ne plus vivre une certaine routine. Le film Into the Wild, adapté du récit autobiographique éponyme de Christopher McCandless, a certainement encore une fois enfoncé le clou sur la beauté des grands espaces américains (particulièrement l’Alaska), et sur une certaine idée du retour à la nature. De nombreux films ont tout aussi bien participé à ce désir de liberté et de non-conformisme comme a pu le faire Easy Rider en son temps avec les motards (cf. Je ne connais plus personne en Harley Davidson).

Montagne au petit matin, Alaska (lieu de tournage de "Into the Wild") - Crédit photo : Timothy K Hamilton

L’Amérique ce n’est pas que les États-Unis, et dans le même registre le film Carnets de voyage relate une virée de jeunesse en mobylette du Che, alias Ernesto Guevara, et de son ami Alberto Granado. Désireux d’achever leur voyage pour les 30 ans d’Alberto, les deux amis éveilleront leur conscience à travers les rencontres des peuples indigènes et la découverte du traitement qu’il leur est arrivé. Au-delà de son aspect social et historique, le film fait la part belle à toute l’Amérique Latine en nous faisant découvrir l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie et le Venezuela.

Le voyage fantastique

Déset du Taklamakan (L'un des lieux de tournage de "Tigre et Dragon") - Crédit photo : Kiwi Mikex

Les œuvres asiatiques teintées de poésie et d’exotisme ont certainement elles aussi impacté des esprits occidentaux et donné des idées de voyages aux plus aventureux. Tigre et Dragon en forme de fable lyrique en a certainement fait rêver plus d’un de Chine, de même que Wong Kar-wai a pu présenter une image forte et onirique de l’Asie. Le Seigneur des Anneaux a quant à lui permis un éveil du monde à la tranquille Nouvelle-Zélande, la majorité de la fameuse trilogie de Tolkien ayant été réalisée sur ces terres. Le village des hobbits près de Matamata est d’ailleurs ouvert aux visites avec le tour Hobbitontours qui vous fera découvrir le lieu mythique où la saga commença.

Le monde de Pandora ça vous dit quelque chose ? Non, alors c’est que vous ne faites pas partie des presque 15 millions qui sont allés voir le film Avatar en France. Et bien figurez-vous que certaines personnes ont souffert d’un blues post-Avatar devant le regret de ne pouvoir vivre dans le monde merveilleux d’Avatar.

Crédits photo: Avatar de James Cameron

Le voyage sous toutes ces formes a toujours été une source d’inspiration pour le cinéma. De nombreux autres films auraient pu être cités comme Lost in Translation, qui réalise le véritable tour de force de retranscrire l’étrangeté et le décalage qui peut survenir dans un Tokyo décalé, et aussi ces films durs comme La Cité de Dieu ou Sin Nombre qui donnent respectivement une image sans concession de la violence au Brésil ou au Mexique.

Cette entrée a été publiée dans Destinations, Vacances, Vols. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Quand le cinéma donne le goût du voyage

  1. Anne-So dit :

    Ca donne envie de les voir ou revoir…
    Dans les autres films qui me font rêver de voyage, il y a « Toute la beauté du monde » et « Je rêvais de l’Afrique ».
    Et un voyage dans le Sud-Ouest de la France, ça compte ? Parce que « Le bonheur est dans le pré »…